Le manager est aussi un citoyen

le 25 janvier 2012 par


Le manager, le leader, le dirigeant (choisissez le jargon que vous préférez) est aussi (et d’abord ?) un citoyen. C’est presqu’un scoop à une époque où l’on a une telle tendance à imaginer que l’entreprise est dans sa bulle, les employés dans les leurs, les individus dans leurs groupes Facebook ou Linkedin ; à un moment de notre société où l’on est conduit, de fait ou par choix et souvent par hasard, à tantôt séparer et tantôt confondre sa vie privée et sa vie professionnelle, ses choix politiques et la conduite de l’entreprise, ses relations sociales et ses relations professionnelles.

Mais pour le manager être citoyen ça veut dire quoi concrètement ? A notre sens : comprendre le monde économique et politique qui nous entoure, en comprendre les implications pour le management, en être acteur. Nous allons en traiter deux illustrations dans les deux prochaines semaines lors de petits déjeuners de l’Institut Boostzone.

Comprendre que le citoyen est un acteur du management

Le citoyen peut avoir un impact sur la gestion des entreprises publiques, de l’école à la crèche, la gestion de l’eau, des ordures ménagères ou la SNCF. Et pas seulement en devenant par exemple un membre du conseil d’école ou du conseil municipal. Il détient, grâce aux technologies nouvelles, un pouvoir, qui sans avoir besoin d’aller jusqu’à descendre dans la rue pour faire fleurir beaucoup de jasmin, peut être réel et vraiment influent. Ce pouvoir va impacter la société, le management des entreprises publiques et, c’est évident, à court terme le management de toutes les entreprises. On en parlera lors de notre petit déjeuner de travail le 2 février avec François Lainée, fondateur de politicangels. Managers, préparez vous, le monde 2.0 va regarder votre façon de gérer !

L’économie, la crise de l’Euro et la compétitivité de la France, ce n’est pas qu’un problème de campagne politique, c’est une question de management.

Le grand débat sur la compétitivité de la France, et notamment sur le coût du travail dans notre pays, a pris une place importante sur l’échiquier politique. Tellement importante qu’elle a enfin supplanté en partie le débat sur la dette publique, comme si on commençait à mieux regarder les causes de la maladie et non seulement ses symptômes. Les implications pour le management des hommes, de la ressource humaine, sont considérables. Pour les envisager il faut comprendre l’économie de la compétitivité du travail et ses mécanismes. Notre petit déjeuner de travail du 9 février avec Pierre –André Buigues, ancien haut fonctionnaire de la communauté européenne (et aujourd’hui encore expert influent auprès des autorités européennes et contributeur régulier aux Echos sur ces sujets) permettra de poser les bonnes questions en termes de management de la crise de compétitivité du coût du travail vues depuis la position de dirigeant d’entreprise.

Ces petits déjeuners sont ouverts au public dans la mesure des places disponibles. Plus de détails sur les liens 2 février et 9 février et inscription auprès de maryline.gerlach(at) boostzone.fr

Oui le manager doit être d’abord un citoyen responsable, voici donc deux bonnes occasions de se former à cette responsabilité.

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