Jul 09

Finding purpose in this new world

“PURPOSE” |ˈpərpəs|
noun
the reason for which something is done or created or for which something exists

Purpose, a key word in any human endeavor.  What are we doing here? For which purpose? This question is fundamental, not only from a philosophical or religious point of view, but very pragmatically from an economic and social, and therefore managerial, perspective. The dedication to work, to an association, to one’s family etc. have huge implications on everyone’s performance, on the overall economic performance, and as well on the overall well being within the society.

The new environment (a simplistic way to define the fact that our society becomes collaborative, is in crisis, has to face a multitude of new issues i.e. forces a paradigm shift) does not change the fundamental questions but puts them within a new context and within a new scale. Examples?

«Sharing», an important element supporting any «purpose», what one has or knows about (from a piece of knowledge to a piece of music) is part of social life, within a corporation or any other type of organization. But suddenly it is possible at a huge scale via the Twitters and the «sharing sites» of this world. But «sharing» then changes its meaning and sometimes loses some of its value. Sharing with all is not the same as sharing with a few.  And many corporations start to worry about their employees «sharing» too much.

«Contributing» to non profit or to the common knowledge development or to the advancement of science is also a classic behavior within our societies and a fundamental element of any «Purpose». But suddenly the best and the worse can be «contributed» without the same filters as before. Some filters are put in place, progressively, but are far from being effective, especially in front of the massive «contributions» now made via the Internet. Corporations start to worry about the time spent by their employees «contributing» to social networks and don’t know which part of this time (paid by them) is an investment for them and their future and which part is a loss of time and money for them, even if it could be valuable for some other parts of the society (most of open source software is improved via «free» contributions from people who do it out of their «paid» time at the office).

Examples are plenty and a lot of progress has still to be made on understanding them and understanding what the future meaning of “Purpose” will be.

The Boostzone Institute is from these angles a strange place where a number of sharing and of contributing activities happen, within the clear «purpose» of advancing the understanding of  how organizations can create a «strategic advantage through connecting people». Some of it is public as with this letter and with the collective blog www.boostzone.fr, some of it is private within the «Cercle». In that sense the Boostzone Institute is a laboratory, with its successes and failures, its conceptual complexity (what should be private? what should be public?), its issues with the ROI of everyone’s time

Jul 07

LANCEMENT DU SEMINAIRE BOOSTZONE

L’idée:

La société va profondément changer avec l’apparition des média sociaux, dont les réseaux sociaux ne sont que l’une des manifestations. La transparence des profils, des emplois, va s’accroître. L’organisation sera plus perméable et plus transversale. Les processus de décision, d’évaluation, de rémunération, de collaboration, d’innovation, etc. ne seront plus demain ce qu’ils furent hier.

Certes, mais ces éléments assez généraux sont mal connus, les conséquences pratiques notamment sur la gestion du capital humain sont floues. Que sera le travail en entreprise demain?

Le séminaire, en  travaillant sur des sous sujets de cet ensemble, a pour objectif de repérer les bonnes questions et de dégager des éléments de réponses ou, au moins, des directions de recherche.

Une fois par mois, Le Séminaire propose à des membres de l’Institut Boostzone, spécialistes ou praticiens de l’entreprise «connectée» de se retrouver pour avancer sur le sujet.

Le Séminaire a pour objectif d’identifier les bonnes questions, de les synthétiser, de faire apparaître des projets de recherche concrets. Ceux ci seront alors structurés et proposés pour évaluation au comité scientifique de Boostzone. Dans certains cas des budgets de recherche et des chercheurs seront mobilisés.

Le plan de l’année sera établie lors du premier séminaire. La liste — non exhaustive — des thèmes parmi lesquels il faudra choisir, figure ci dessous en annexe.

Qui peut participer?

Le séminaire est sur candidature acceptée. Il est réservé aux membres de l’Institut Boostzone. Les personnes intéressées doivent envoyer leur candidature à Dominique.turcq@boostzone.fr en précisant ce qu’ils viennent chercher, ce qu’ils pensent apporter à ce séminaire, les thèmes qui les intéressent le plus, leur engagement d’assister au plus grand nombre possible de séances.

La composition finale des participants sera déterminée dans l’objectif de diversifier au mieux les participants.

Le nombre de participants est limité à 15 personnes

Pour en savoir plus…

Jun 29

Maximiser l’impact stratégique des réseaux professionnels

Compte Rendu rapide de l’atelier i-expo du 18 juin 2009 sur “Maximiser l’impact stratégique des réseaux professionnels”, animé par l’Institut Boostzone et avec comme invités Pascal Morand, DG du groupe ESCP Europe, Christophe Labarde, DG Association des anciens HEC, Jean Joseph Boillot, économiste et fondateur de l‘EIBG (Euro India Business Group), Philippe Boyer, PDG de Réseau Idéal.

L’atelier s’est centré sur son thème dont chacun des mots est important comme il a été rappelé en introduction. L’ IMPACT parce que les réseaux vont changer la stratégie et le management ; STRATEGIQUE car la stratégie est la science de l’allocation des ressources rares et celles d’aujourd’hui sont les hommes les savoirs et le temps ; DES car chacun d’entre nous est au cœur de multiples appartenances ; RESEAUX car les réseaux s’imposent comme le nouveau media social ; PROFESSIONNELS car un réseau d’amis n’est pas a priori identique à un réseau de collègues (ou non ?).

L’atelier a donné lieu à des échanges exceptionnels. Tout progrès vient souvent plutôt des questions qui sont soulevées que des débuts de réponses qui y sont apportées. Ce CR met donc l’accent sur certaines des questions qui ont été soulevées, sans ordre particulier et sans attribution de contributions aux différents intervenants tant la richesse des échanges serait difficile à traduire.

L’Institut Boostzone va lancer en septembre 2009 un séminaire de réflexion sur certains de ses sujets, cet atelier en constitue une remarquable introduction.

Un travail important de définition reste à fournir

Le mot réseau professionnel est un mot “valise” dans lequel chacun met un peu ce qu’il veut et il recouvre plusieurs réalités. Pour les uns, un réseau tire sa racine de l’émotion que les membres ont de par leur histoire commune (avoir fait HEC). Pour d’autres, c’est l’ensemble des réseaux qui gravitent autour de l’écosystème d’une organisation, des fournisseurs aux clients. Pour d’autres encore, un réseau professionnel tire sa dynamique d’un métier (les pompiers, les cadres du marketing). Pour d’autres enfin, c’est  une communauté d’intérêts professionnels divers mais “rassemblés” autour d’une problématique commune avec des liens plutôt faibles entre les membres à la façon d’un simple annuaire mais qui peuvent devenir forts entre certains membres à certains moments.

En bref, il est important de distinguer les réseaux et communautés (et entre ces deux mots la confusion est encore souvent grande) par leur valeur ajoutée — par exemple quant aux valeurs qu’ils représentent et dont ils ont besoin pour fonctionner et notamment la solidarité, la confiance, le dynamisme — ou par les objectifs qu’ils poursuivent et notamment l’influence ou le pouvoir, ou encore par les activités qu’ils organisent. Cela dit l’étanchéité entre les concepts est loin d’être parfaite et chaque réseau professionnel a sa propre identité et ses propres composantes mais dans tous les cas ils ne peuvent exister que s’il y a un «lien» entre les membres.

La notion de réseau servant à «casser» les communautés a aussi été abordée, de façon très intéressante, en montrant qu’un réseau autour d’un intérêt commun peut aussi permettre de rapprocher des individus dont les autres centres d’intérêts peuvent être très divergents et ce faisant d’améliorer l’intelligence (au sens ouverture d’esprit) collective des membres en créant les conditions d’une certaine « serendipity ».

On mentionna aussi une distinction intéressante entre les réseaux dans lesquels on entre parce que l’on est «arrivé» (comme Le Siècle) et ceux que l’on utilise pour «arriver».

Parmi les autres questions nouvelles et quelque peu provocatrices on peut noter :

  • Un réseau ne comportant que des «passagers clandestins» (c’est à dire des utilisateurs non contributeurs) est il viable?
  • En quoi un réseau nous rattache-t-il au passé ou à l’avenir, ou aux deux?
  • Quand un réseau cesse-t-il d’être un réseau de personnes pour devenir une base de données servant à créer de la capitalisation boursière pour ceux qui le contrôlent?
  • Les mauvais réseaux chassent ils les bons comme en termes de monnaie, ou le contraire?

L’articulation des réseaux internes et des réseaux externes reste à déterminer plus précisément ; les implications sociologiques et managériales sont considérables

Alors que les individus ont tendance à confondre allègrement leur vie privée et leur vie professionnelle, comme en atteste le fouillis des réseaux d’»amis» sur Facebook, les organisations ont le devoir d’être vigilantes et de fournir des lignes de gouvernance. L’impact sur le jeu des marques d’employés (Personal Branding) et des marques d’employeurs peut être important. Il en est de même des questions de confidentialité et d’appartenance. Par exemple quand un groupe professionnel interne est créé sur Linkedin, la question du contenu et de sa confidentialité n’est pas triviale, surtout au moment où l’un des membres quitte l’entreprise mais conserve l’accès à ce réseau ou cette mini communauté «privée».

L’interconnexion et l’interdépendance des réseaux et communautés professionnels internes et externes entre eux et avec les réseaux d’essence personnelle sera l’un des facteurs de la sociologie des organisations les plus complexes à régler dans les prochaines années. Quelques exemples ?

  • Les concepts d’individus marginaux sécants ou d’individus multi appartenances vont devoir être creusés à nouveau dans ce contexte à la fois quant à leurs implications pour les individus et celles pour les diverses organisations auxquelles ils appartiennent.
  • De même pour la façon dont les codes sociaux sont en train de pénétrer dans les réseaux sociaux ne serait ce que par hygiène sociale. Comment gérer par exemple les salutations, le respect, la politesse, etc.? Comment gérer, dans un univers de communication désormais dominé par le verbal et l’écrit, l’important élément de vie en société que constitue le non verbal, le non-dit ? Les codes du non-dit doivent être en partie réinventés.
  • De même, dans un débat un peu élargi, faut il s’interroger sur la place que vont prendre les bandits, les escrocs, les pervers, les voyous, les immatures dans ce nouvel univers.
  • La «peopleisation» qui se développe (n’importe qui peut être «ami» avec Obama), ou encore la prolifération des egos inflatés (raconter des choses sur soi sans intérêt pour les autres sur Twitter fait désormais partie du bruit du web 2.0) ne peut conduire qu’à une nouvelle «normalité» sociale encore en gestation.
  • Les réseaux à la Twitter bouleversent la notion de temps, paradoxe — alors que l’on parle de développement «durable» et que l’on souhaite inscrire la planète dans un nouvel horizon temporel — que de voir des réseaux fragmenter le temps au point de ne plus permettre même la rémanence et d’ériger en valeur l’instant immédiat, sauf pour la partie «mémoire en constitution permanente et donc base de données susceptible d’être recherchées» que constituent les innombrables messages accumulés.
  • Les réseaux et communautés, sous leurs apparences de «friending» et des illusions d’amitiés sont aussi des vecteurs importants d’exclusion et de renfermement des individus sur leurs clans. Cette logique inclusion/exclusion, déjà à l’œuvre dans la société, entre dans l’entreprise à grande vitesse et recrée, de façon insidieuse, des clivages autrement plus pernicieux que ne le furent les divisions du temps des silos.
  • Quel que soit le réseau ou la communauté un certain degré de présence physique est essentiel au maintien de sa culture et à son fonctionnement pérenne. Ce degré peut être extrêmement variable mais n’est jamais nul. Quel est le bon poids de la présence physique dans un monde où les collaborateurs vont travailler de plus en plus par des contacts virtuels? Le «contact» entre les individus se» digitalise» comme celui qui existait entre un orchestre et son public, un disque et son possesseur, une photo papier et son auteur, un journal papier et ses lecteurs, etc. Quel sera le nouvel équilibre? La réunion, même à deux devant un café, deviendra-t-elle aussi rare que le disque physique? Quelles en seront les implications?

Oui, il y a un changement de paradigme

La nouveauté n’est pas dans l’existence des réseaux ou des communautés mais dans l’étendue et la vitesse qui les caractérisent désormais ainsi que dans la mise en question qui en résulte pour la valeur qu’ils apportent (que vaut un annuaire HEC quand n’importe qui peut le retrouver sur Linkedin ou sur Facebook ? Comment conserver sous un autre jour les valeurs de solidarité et la notion de marque collective d’employé que donne par exemple un diplôme de grande école?, etc.)

Les réseaux sont un élément important de la prise de décision et donc de la stratégie.

Les réseaux sont en train de modifier l’écosystème opérationnel de l’entreprise en ajoutant leurs fonctionnalités à la panoplie des outils de travail en commun de la bureautique à la réunionite.

Quel que soit l’univers, l’impact de la «nouvelle base» que représente un réseau, ou un ensemble de réseaux, sur le processus décisionnel devient prépondérant.

De même l’importance des réseaux et communautés dans l’efficacité de l’entreprise est désormais reconnue et le progrès qu’ils peuvent apporter est incontestable même si nul ne sait encore la forme nouvelle d’organisation que cela va apporter. Un exemple intéressant est celui des PME en réseaux en Italie ou en Inde, cœur des systèmes de production pré internet, et qui peut nous indiquer, au moins en direction, où les grandes organisations pourraient aller dans l’avenir si elles pouvaient se considérer comme des conglomérats de réseaux.

Ce CR ne reflète que pauvrement la qualité des débats. Il montre néanmoins l’étendue des concepts à creuser et l’intérêt qu’ils représentent.

May 08

On Shirky’s last book

A few snippets of Clay Shirky’s last book, “Here Comes Everybody”. and which relate to Enterprise 2.0:

  • When we change the way we communicate, we change society.
  • [The value of hierarchies] is obvious- it vastly simplifies communication among the employees. (…) If you have ever wondered why so much of what workers in large organizations know has been shielded from the CEO and vice-versa, wonder no longer: the idea of limiting communications, so that they flow only from one layer of the hierarchy to the next, was part of the very design of the system at the dawn of managerial culture.
  • (…) any forum of public expression is dangerous, because no matter how innocuous the original form form of organization is, if the state is seen to tolerate it, it can become a forum for more focused discontent.

which means that we are likely to encounter strong resistance from the power structures in place when increasing collaboration in companies, and as Dominique points out, it might not be worth the trouble in some cases;

  • The current change in one sentence is this: most of the barriers to group action have collapsed, and without those barriers, we are free to explore new ways of gathering together and getting things done.
  • (…) no institution can put all its energies in pursuing its mission; it must expend considerable effort on maintaining discipline and structure, simply to keep itself viable. Self-preservation of the institution becomes job number one, while its stated goal is relegated to number two or lower, no matter what the mission statement says.

which means that traditional institutions like associations may no longer be necessary if their sole purpose is to gather a group to share information (which is the key mission statement of a lot of them);

  • The basic capabilities of tools like Flickr reverse the old order of group activity, transforming “gather, then share” into “share, then gather”.
  • In the open source world, trying something is often cheaper than making a formal decision about whether to try it.

which means that implementation of modern collaboration tools in large organizations is bottom-up by nature, and that the only viable posture of management is to allow that bottom-up process to take place with some guidance (governance) from the top, instead of mandating change from the top-down;

  • collective action is harder to get going because all of the participants stand or fall together.

which means that the failure rate of collaboration initiatives is high and that you must not over-expose  yours in their early stage of development;

  • What makes such collaborative efforts work is copyright law, where some form of license is created that allows people to come together and share their work freely, without fear of having that work taken away from them later.

which means that the management of access rights and usage rights is not a side-show of E2.0 but at the very heart of it.

After closing the book, I realized that what we are really talking about with Enterprise 2.0 is a new management posture, which no longer exclusively about setting objectives and controlling resources, but also about inspiring employees and letting go, which very few top managers I know are prepared to do and even capable of.

Houston, we have a problem…

OK. Now buy the book.

Apr 23

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